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Solmax

28 mai 2026

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Comment les aquatextiles améliorent la qualité de l'eau qui s'infiltre dans le sol

Introduction : protéger ce qui se passe sous nos pieds


Chaque épisode pluvieux engage une chaîne invisible mais déterminante pour l'environnement : l'eau de pluie ruisselle sur les surfaces imperméables (parkings, voiries, zones logistiques) avant de s'infiltrer dans le sol. Au cours de ce trajet, elle se charge en polluants d'origine anthropique. Sans traitement adapté, ces substances atteignent les horizons profonds du sol, les nappes phréatiques, et, à terme, les ressources en eau potable.


Ce défi est au cœur des obligations réglementaires issues de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE 2000/60/CE) et de sa directive « fille » sur les eaux souterraines (2006/118/CE), qui imposent aux États membres d'atteindre un bon état chimique des masses d'eau. En France, en 2019, seulement 70,7 % des 689 masses d'eau souterraine répertoriées présentaient un bon état chimique (Eaufrance, 2023). La gestion qualitative des eaux pluviales à la source est donc un enjeu stratégique, aussi bien pour les collectivités que pour les bureaux d'études VRD et environnementaux.


C'est précisément pour répondre à cet enjeu que Solmax a développé OSMORIA®, une gamme d’aquatextiles dépolluants. Contrairement aux solutions de filtration, les aquatextiles ne se contentent pas de retenir les polluants : ils les biodégradent activement, au sein même des ouvrages d'infiltration, de façon autonome et durable. Des performances environnementales vérifiées dans le cadre du processus ETV, selon la norme 14034, et d’autres tests réalisés par des laboratoires publics indépendants.


Partie 1 — Les mécanismes de pollution de l'eau lors de l'infiltration dans le sol


D'où viennent les polluants ?


La distinction fondamentale à opérer est celle entre eaux pluviales et eaux de ruissellement. L'eau de pluie est, en elle-même, relativement peu chargée en polluants tant qu'elle ne rencontre pas de surfaces artificialisées. C'est le ruissellement — c'est-à-dire le cheminement de l'eau sur les surfaces imperméables — qui provoque un effet de lessivage et entraîne avec lui un cocktail de polluants.


Sur les parkings et voiries, les principales sources de contamination sont :


  • Les hydrocarbures issus de la circulation des véhicules (huiles de moteur, carburants, résidus de combustion),
  • Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), des substances reconnues pour leur toxicité, dont certaines classées cancérigènes probables voire avérés, ainsi que,
  • Les métaux lourds.

La pollution diffuse observée sur les surfaces de stationnement est estimée à environ 10 g d'hydrocarbures par m² et par an (Coventry University, 1999), soit environ 11,8 ml/m²/an.


Quels risques pour les milieux naturels ?


Selon la DRIEAT Île-de-France, les concentrations en hydrocarbures totaux dans les eaux de ruissellement de voirie peuvent atteindre jusqu'à 10 mg/L, voire dépasser ce seuil sur les axes très circulés. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), quant à eux, sont particulièrement préoccupants en raison de leur mobilité dans les matrices aqueuses et de leur capacité à persister dans les sols et dans les tissus vivants.


Sans traitement, ces polluants migrent vers les nappes phréatiques, dégradent la diversité microbienne des sols et fragilisent les écosystèmes souterrains — rappelons que 25 % de la biodiversité mondiale se situe sous terre (ONU). La directive 2006/118/CE rappelle d'ailleurs l'obligation de protéger les eaux souterraines contre tout type de pollution ou de détérioration.


Les limites des solutions d'infiltration classiques


La réponse standard repose sur les séparateurs d'hydrocarbures. Ces dispositifs ont pour fonction de séparer mécaniquement les huiles de l'eau, mais présentent des limites documentées :


  • Ils nécessitent un entretien régulier et rigoureux, qui n’est pas toujours assuré.
  • Ils sont par ailleurs souvent sous-dimensionnés au regard des flux réels,
  • Ils ne traitent pas les polluants sous forme dissous.
  • Surtout, la grande majorité des séparateurs est équipée d'un by-pass : en cas de forte pluie, lorsque le débit entrant dépasse la capacité de l'appareil, l'intégralité des eaux de ruissellement — avec leur charge polluante — est déviée directement vers le milieu naturel ou le réseau, sans aucun traitement.

C'est précisément dans les épisodes pluvieux intenses que les flux de polluants sont les plus importants, rendant ce by-pass particulièrement problématique. Leur seuil réglementaire de rejet est par ailleurs fixé à 5 mg/L d'hydrocarbures pour les séparateurs de classe 1 — une concentration résiduelle supérieure à celle des aquatextiles OSMORIA, comme le démontrent les résultats présentés en partie 2.


Partie 2 — Le fonctionnement des aquatextiles dans le traitement de l'eau


Le principe : biodégradation active inspirée du biomimétisme


Conçus pour être autonomes et durables, les aquatextiles OSMORIA offrent un processus de biodégradation amélioré et soutenu par rapport à un sol naturel. La matrice textile libère des nutriments naturels essentiels pour la biodégradation, qui attirent et soutiennent l’activité des micro-organismes endémiques du sol, tels que les bactéries et les champignons. Ces micro-organismes se multiplient et accélèrent la biodégradation des hydrocarbures, ce qui permet d’obtenir des performances élevées sur le long-terme indépendamment de la nature du sol support.


Concrètement, les aquatextiles OSMORIA repose sur une structure matricielle bi-couche:


  • La couche supérieure fixe de manière irréversible jusqu’à 99,9% des hydrocarbures contenus dans les eaux de ruissellement qui s’infiltrent et met à disposition des nutriments minéraux naturels pour les microorganismes endémiques.
  • La couche inférieure maintient un niveau d'humidité propice à l'activité des micro-organismes dégradeurs d'hydrocarbures et offre une capacité supplémentaire de fixation des hydrocarbures, notamment en cas de petits déversements accidentels.

Ce double mécanisme fixation irréversible puis amplification de la biodégradation, offre une solution efficace, autonome (sans entretien ou intervention) et durable de traitement des eaux pluviales.


Des performances vérifiées


Les performances des aquatextiles OSMORIA Geoclean ont été évaluées à l'issue de différentes études et essais réalisés par des organismes tiers indépendants publics et privés.


Lors d’une étude menée en 2021 et 2022 par le CEREMA et le LEESU (Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains), les expérimentations avaient pour objectif de mesurer les taux d'abattement et les capacités de biodégradation de l’aquatextile OSMORIA Geoclean Crystal. Les résultats sont les suivants :


  • Taux de rétention des hydrocarbures C10-C40 : ≥ 99,9 %
  • Teneur résiduelle en hydrocarbures dans l'eau après passage dans la structure équipée d'aquatextile entre 0,03 et 2 mg/L.
  • Fixation des 6 HAP les plus toxiques retrouvés dans les eaux de ruissellement : entre 62 et 78 %
  • Taux de fixation du benzo[a]pyrène (HAP classé cancérigène avéré) : ≥ 77 %

En complément, une démarche volontaire de vérification ETV (Environmental Technology Verification) des performances environnementales a été conduit, selon la norme FR EN ISO 14034 ETV. Dans ce cadre, deux performances techniques clés d’OSMORIA Geoclean Origin ont été évaluées puis vérifiés par un organisme vérificateur acrédité :


  • Perméabilité à l’eau de l’aquatextile (EN ISO 11058) : 8 × 10⁻² m/s, garantissant une gestion hydraulique conforme aux exigences des ouvrages de traitement et d’infiltration.
  • Capacité de biodégradation des hydrocarbures C10–C40 : 18,15 g d’hydrocarbures biodégradés par m², pour une charge initiale de 157,23 g HC/m². En l’absence de méthode normée, un protocole d’essais spécifique a été développé afin d’évaluer cette performance de manière rigoureuse, objective et reproductible.

Ces résultats de performance font d’OSMORIA une solution fiable pour l’infiltration de l’eau pluviale à la source, et une solution privilégiée pour le développement de solutions fondées sur la nature.


L'intéraction entre le textile, l'eau et le sol


L'un des points distinctifs des aquatextiles OSMORIA réside dans leur compatibilité avec les ouvrages d'infiltration existants :


  • Noues d’infiltration,
  • Chaussées réservoirs,
  • Tranchées drainantes
  • Bassins à ciel ouvert ou enterrés,
  • ou sous revêtement perméable

Leur perméabilité maintenue — entre 40 et 100 mm/s — garantit une infiltration instantanée même lors d'événements pluvieux intenses et même lorsque la capacité d'adsorption maximale de l’aquatextile est atteinte.


Partie 3 — Les bénéfices des aquatextiles pour la qualité de l'eau infiltrée


Une amélioration mesurable et vérifiée de la qualité de l'eau


Après passage à travers une structure d'infiltration équipée d'aquatextile OSMORIA Geoclean cette teneur est inférieure ou égale à 0,7 mg/L. À titre de comparaison, la norme légale applicable aux séparateurs d'hydrocarbures de classe 1 est fixée à 5 mg/L — soit un niveau sept fois moins exigeant.


Pour les HAP, substances particulièrement préoccupantes du fait de leurs propriétés cancérigènes, les taux de fixation mesurés, jusqu'à 78 % pour l’un des 6 HAP classé comme cancérogènes probables, garantissent à l'eau infiltrée un niveau de qualité que les prétraitements conventionnels ne permettent pas d'atteindre.


Une protection durable des sols et des ressources souterraines


La durabilité des aquatextiles OSMORIA est une composante essentielle de leur intérêt pour les maîtres d'ouvrage et les collectivités. Leur durée de vie dépasse 100 ans selon la norme NF EN ISO 13438, ce qui en fait un investissement pérenne, sans remplacement ni entretien préventif planifié.


Par ailleurs, les études du CEREMA et du LEESU soulignent un bénéfice collatéral notable : les aquatextiles préservent la quasi-totalité de la diversité microbienne fonctionnelle des écosystèmes sols soumis à une pollution aux hydrocarbures.

Ce bénéfice est particulièrement précieux dans les contextes où les ouvrages d'infiltration se situent à proximité de zones sensibles (captages d'eau potable, zones humides, espaces naturels protégés), où les exigences réglementaires sont les plus strictes.


Des avantages opérationnels et environnementaux pour les aménagements

Du point de vue de l'ingénierie et de la maîtrise d'ouvrage, les aquatextiles OSMORIA présentent plusieurs atouts opérationnels :


  • Intégration sans réseau additionnel : ils s'intègrent directement dans les ouvrages d'infiltration à la source comme solutions fondées sur la nature, sans nécessiter d'équipements électromécaniques, de canalisations spécifiques ou d'infrastructures complémentaires.
  • Absence d’entretien : une fois en place, le système est autonome. L’aquatextile est auto-épuratoire et les générations de microorganismes se renouvellent grâce au nutriment minéraux naturels mis à disposition par les filaments.
  • Adaptabilité : la gamme OSMORIA Geoclean se décline en trois variantes — Origin, Crystal et Pure — aux performances croissantes et permettant aux bureaux d'études de sélectionner le niveau de performance adapté à chaque configuration (intensité du trafic, surface d'apport, présence de zones sensibles). OSMORIA Indigreen est quant à lui dédié au traitement des eaux pluviales des zones de stationnement avec revêtement perméable.
  • Traçabilité environnementale : les solutions OSMORIA sont fabriqués en France. Solmax est certifiée ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001. Une Fiche de Déclaration Environnementale des Performances (DEP) est disponible sur demande.

À ce jour, plus de 2 500 projets ont été réalisés avec les solutions OSMORIA en Europe, dans des configurations variées : parkings urbains, noues paysagères, infiltration sous pistes cyclables, parking d’engins de chantier, plateformes logistiques.


Conclusion : intégrer la qualité à la source


Chez Solmax, nous sommes convaincus que la gestion des eaux pluviales ne peut plus se résumer à une équation hydraulique. Les exigences réglementaires, la pression sur les ressources en eau souterraine et les objectifs de la DCE imposent désormais d'intégrer la dimension qualitative dès la conception des ouvrages d'infiltration.


Nos aquatextiles apportent une réponse technique et environnementale documentée à cet enjeu : ils améliorent de façon mesurable la qualité de l'eau infiltrée, protègent les sols et les nappes phréatiques sur le long terme, et s'intègrent sans contrainte dans les systèmes de gestion alternative des eaux pluviales. Des performances vérifiées par le CEREMA et le LEESU, une fabrication française, et plus de 8 ans de retour d'expérience terrain : autant de d’éléments factuels et fiables pour les prescripteurs qui engagent leur responsabilité sur des ouvrages à longue durée de vie.

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